Lorsque l'impur n'est plus...

"N'oubliez pas que la pudeur sert d'armature contre l'oeil de l'impur.

Et lorsque l'impur n'est plus, que devient la pudeur sinon un carcan pour le corps et une souillure pour l'esprit ?

Et n'oubliez pas non plus que la terre rêve de toucher la plante de vos pieds et que les vents languissent de caresser le velours de votre corps et de jouer avec votre chevelure".

 

Khalil Gibran, "Le Prophète"

 

"Ce n'est pas le corps qui est indécent, c'est le regard qu'on pose sur lui".

 

Nadine Monfils, "Le bal du Diable"

Les rêveries d'un photographe solitaire.

Adepte de Jean-Jacques Rousseau, de Voltaire, des écrivains et des peintres du Siècle des Lumières, je suis un photographe amateur un peu inquiet du retour actuel à certaines formes de censure, qui voudraient se présenter aujourd'hui comme les remparts du respect de toutes les sensibilités.


Elles me semblent être davantage les prémisses d'un retour à une morale collective normalisée en matière d'art et de littérature.


Non seulement Nabokov ne pourrait plus actuellement publier Lolita, mais Courbet ne serait pas plus autorisé à exposer l'Origine du Monde.
Qui oserait dire encore, en photographie comme dans les autres domaines de l'activité artistique et littéraire, qu'il y a un sens de l'Histoire ?

 

A l'oeil nu.